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Peut-on rendre la justice en donnant la mort ?

  • baumgartneremily
  • 26 mars
  • 3 min de lecture

Peine de mort en Israël : une dérive dangereuse sous couvert de sécurité

Alors que la situation en Palestine continue de susciter une vive inquiétude à l’échelle internationale, le gouvernement d’Israël franchit une nouvelle étape. Sous l’impulsion du Premier ministre Benjamin Netanyahou, un projet de loi visant à faciliter le recours à la peine de mort est relancé.

Présentée comme une réponse ferme aux actes qualifiés de « terroristes », cette mesure soulève pourtant des questions fondamentales : peut-on défendre la justice en la rendant irréversible ?


⚖️ Une justice plus dure, mais moins protectrice

Le 25 mars 2026, le Parlement israélien a fait progresser ce texte vers un vote final.Son objectif est de simplifier les conditions permettant de prononcer la peine capitale, notamment en réduisant certaines garanties judiciaires, comme l’exigence d’unanimité des juges.

Or, la peine de mort est une sanction sans retour possible.Affaiblir les protections juridiques, c’est augmenter le risque d’erreurs — des erreurs que personne ne pourra jamais réparer.


🧨 Un contexte politique explosif

Cette réforme ne peut être comprise sans prendre en compte le contexte dans lequel elle s’inscrit.Depuis des décennies, le conflit entre Israël et la Palestine est marqué par l’occupation, les violences et de profondes inégalités.

De nombreuses ONG et organisations internationales dénoncent :

  • des violations du droit international

  • des discriminations systémiques

  • des pratiques assimilées, par certain·e·s observateur·rice·s, à un régime d’apartheid

Dans ce cadre, faciliter le recours à la peine de mort apparaît comme une escalade supplémentaire.


Selon Amnesty International, les propositions législatives « violeraient le droit international et renforceraient encore le système d’apartheid israélien ».


❓ Qui décide de ce qu’est le terrorisme ?

Le cœur du problème réside dans la définition même du terrorisme.

Aujourd’hui, il n’existe pas de définition universelle consensuelle. Cela laisse aux États une marge d’interprétation considérable — et donc un pouvoir politique important.

👉 Qui est qualifié de terroriste ?👉 Sur quels critères ?👉 Avec quelles garanties ?

Plusieurs organisations alertent : dans ce contexte, les Palestinien·ne·s pourraient être les premières personnes visées par cette législation.


🔇 De la sécurité à la répression

La lutte contre les violences visant des civils est légitime.Mais elle ne peut se faire au détriment des principes fondamentaux de justice.

Et c’est ici que mon propre regard a changé.

J’ai longtemps été favorable à la peine de mort. Je pensais qu’elle constituait une réponse légitime face à des actes d’une extrême gravité.

Mais cette position ne tient pas face à la réalité.

La peine de mort :

  • n’a jamais démontré son efficacité comme outil de dissuasion

  • comporte un risque irréversible d’erreur judiciaire

  • peut être utilisée comme instrument politique

Dans un contexte de conflit, elle ne protège pas : elle renforce un rapport de domination.


🚫 Refuser la peine de mort

S’opposer à cette loi ne revient pas à minimiser la gravité des violences.C’est refuser une réponse qui aggrave les injustices qu’elle prétend combattre.

C’est aussi refuser qu’un État puisse décider, dans un contexte aussi chargé politiquement, qui mérite de vivre ou de mourir.


✊ En conclusion

Le projet de loi porté par le gouvernement israélien marque un tournant préoccupant.En facilitant le recours à la peine de mort, il ouvre la voie à une justice plus brutale, sans garantir qu’elle soit plus juste.

Face à cela, il est essentiel de défendre une autre voie :celle du droit, de l’égalité et de la dignité humaine.

👉 Une justice digne de ce nom ne peut pas être une justice qui tue.



Sources :

🧾 Médias internationaux


  • The Guardian — Israël fait avancer un projet de loi sur la peine de mort pour les Palestiniens vers un vote final

    Cet article explique que le Parlement israélien a fait progresser un projet de loi qui permettrait la peine capitale pour les Palestiniens condamnés pour « terrorisme », et détaille les critiques à l’intérieur et à l’extérieur d’Israël.

  • Reuters — Parlement israélien soutient un projet de loi sur la peine de mort

    Déjà en 2025, un texte similaire avait franchi sa première lecture, soulignant la dynamique politique autour de ce type de législation et les critiques reçues.



🛡 Organisations de défense des droits humains


  • Amnesty International — la Knesset doit rejeter les projets de loi discriminatoires sur la peine de mort

    Amnesty décrit comment plusieurs propositions législatives pourraient élargir l’usage de la peine capitale de façon discriminatoire, notamment contre les Palestinien·ne·s, et conteste leur compatibilité avec le droit international et les droits humains.


  • Amnesty International — ces propositions violent le droit international

    Un rapport plus détaillé explique que ces mesures pourraient constituer plusieurs violations du droit international des droits humains et du droit humanitaire.



🌍 Institutions internationales


  • Nations unies — l’ONU dénonce un projet de loi israélien discriminatoire envers les Palestiniens

    Le Haut‑Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a critiqué les textes en soulignant leur caractère discriminatoire et les



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